elle a mal

La  thématique de la violence est familière pour Cali, il l’a déjà évoqué, entre autre, dans  la chanson « Mes Vieux Cinglés » de  l’album « Vernet-les-Bains »  en 2012.

Dans « Elle a mal » titre de l’album les »choses défendues », Cali décrit, sans fard, la violence conjugale.

Inspiré par la  légende du rock, Bruce Springsteen, il raconte avec  précision l’histoire d’une femme battue par son mari. Il a expliqué s’être imaginé  à la façon de  Springsteen, dans la pièce où l’histoire se passe, invisible, témoins de cette scène, il observe et raconte…

Cali ne s’interdit rien, il peut aller très loin dans l’écriture.

Dans ce texte on remarque une pose tendresse : « Alors elle pense à sa grand-mère /A sa peau, c’était doux /Il n’y a pas plus doux qu’une peau de grand-mère /Surtout dans le cou ».

La fin de cette histoire est vécue par beaucoup de victimes . Jusqu’au dernier couplet on comprend que la femme ne quittera pas son mari, la vie continue.

Cette chanson est réaliste : plus de 80% des victimes de violences conjugales se taisent…

Il prend le couteau et il hurle
Il la tient par la gorge
La tête collée sur la table
Elle a mal

Elle est peut-être encore belle
Mais deux traces jaunes et bleues lui bandent les yeux
Allongée sur la table
Elle a mal

Il n’a plus le même visage
Celui qu’elle a aimé la première fois
Non ce sont d’autres yeux
Qu’elle ne connaît pas

Une autre bouche, d’autres doigts
Qui lui serrent le cou
D’autres mains qui lui font mal

Il la cogne encore un moment
Et il hurle encore un moment
Sur la joue, dans le ventre, derrière la tête
Elle a mal

Et puis il se met en boule sur le sol comme ça
Et puis il gémit et il pleure tout bas
Il lui dit qu’il l’aime
Elle a mal

Elle est vivante
Le calme est revenu
Elle est vivante
Mais ça ne se voit plus

Elle ne dira rien
Elle le prendra dans ses bras
Elle ne dira rien encore une fois

Allongée sur la table
Ses petits poings serrés comme si elle retenait du sable
Elle fixe le plafond
Elle pleure sans pleurer

Alors elle pense à sa grand-mère
A sa peau, c’était doux
Il n’y a pas plus doux qu’une peau de grand-mère
Surtout dans le cou

Elle reconnaît ce visage
C’est le même que la première fois
Elle a aimé ce visage, cette bouche
Ces yeux, ces doigts

Maintenant elle sourit
Autour de son cou
Sa petite croix est toujours là
Elle est vivante
Ils pleurent tous les deux
Elle le prend dans ses bras

https://www.violencequefaire.ch/ 

comme j’étais en vie

Ce titre est extrait de l’album  « l’Espoir » sorti en 2008.

Dans cette chanson Cali décrit un moment précieux et indispensable de sa vie : La fête de Fillols, les lampions , l’orchestre…

Fillols est un village situé dans les Pyrénées Orientale près de Vernet-les-Bains. Pendant 3 jours, chaque année, une fête authentique se déroule sur la place du village au pied de église avec des costumes ancestrales,  une scène qui accueille des orchestres, dont un  « Lithium »,  groupe dont l’artiste a fait partie. Une occasion de se retrouver en famille et entre amis. C’est un moment qui permet de s’abandonner en toute quiétude.

Cette ballade exprime à quel point cette fête lui permet de réaliser que la vie est précieuse qu’elle lui permet de vivre un instant de vrai vie.

La musique soul qui accompagne les paroles souligne l’émotion ressentie pendant cet instant de bonheur…

J’étais dingue de toi, prêt à toutes les conneries, prêt à faire n’importe quoi
Je me souviens de ces quelques pas que tu m’avais appris
Pour valser sous les feux mon amour
Je me souviens des lampions et de l’orchestre
Et les autres riaient, on tournait, maladroits
Mais la nuit nous appartenait
Et puis quand tu m’as dit
Laissons-les boire à notre amour qui hurle
Putain
Comme j’étais en vie

Et j’embrassais tes doigts
Et j’embrassais tes yeux
J’étais dingue de toi, je n’avais plus besoin de perdre
Tu m’as pris par la manche et dans cette petite rue
Nous brûlions l’un près de l’autre
Putain
Comme j’étais en vie

Je me souviens de notre dernier mot, le plus inoubliable
Et de tes lèvres qui brillaient dans le soir
Et puis on a rejoint les autres dans les rires, le bonheur et le vin
Tu venais de temps en temps, délicieuse, prendre ma bouche
Mon Dieu comme j’étais beau
Putain
Comme j’étais en vie

J’étais dingue de toi, prêt à toutes les conneries, prêt à faire n’importe quoi
Je me souviens de ces quelques pas que tu m’avais appris
Mon Dieu, comme j’étais beau