Cali cavale, je dois encore vivre

Je dois encore vivre

La chanson « Je dois encore vivre » fait partie de l’album « Cavale » sorti le 13 Mars 2020. Trois jours avant le premier confinement .

Cali déclame son attachement à la vie, son besoin d’évasion, de liberté, son désir de vivre à tout prix malgré les imperfections de la vie. Des paroles percutantes et envoûtantes sur une musique électro pop.

Ce titre colle parfaitement à l’époque que nous traversons. C’est une chanson de circonstance . Le 20 Décembre, l’artiste a interprété « je dois encore vivre » à Paris devant la fontaine Saint-Michel. Un appel à la réouverture des lieux de culture fermés sur décision du gouvernement. «Laissez-nous jouer. Ouvrez les théâtres, les cinémas et les salles de concert».

Avec la complicité de Augustin Charnet, Cali a souhaité créer un clip collaboratif réalisé pendant le confinement. Il a demandé à son public de lui envoyer ses plus beaux moments de vie, ses plus beaux souvenirs, des instants de vie exaltés, purs, heureux, vibrants… de quoi essayer d’oublier un moment la période anxiogène qui règne dans le monde.

L’artiste prouve un fois de plus son goût pour le partage, sa passion pour la vie et son aptitude à se battre contre les violences de l’existence.

« Je dois encore vivre » : un hymne à la vie

Je dois encore vivre
Encore vivre un peu
Je dois toucher le feu le feu le feu
Encore être amoureux
Je dois encore vivre
Je dois encore brûler
Je dois toucher le feu le feu le feu
Et puis je partirai
S'il vous plaît s'il vous plaît
Je peux encore aimer
Et je baiserai les pieds du dieu du dieu
Du dieu que voudrez
S'il vous plaît s'il vous plaît
S'il vous plaît s'il vous plaît
J'en veux encore un peu un peu un peu
Aimer à en crever
Je dois encore vivre
Encore un petit peu
Je dois toucher le feu le feu le feu
Encore être amoureux
Je dois encore vivre
Je dois encore brûler
Je dois toucher le feu le feu le feu
Et puis je partirai
S'il vous plaît s'il vous plaît
Je veux encore aimer
Et je croirai au dieu au dieu au dieu
Au dieu que vous voulez
S'il vous plaît s'il vous plaît
S'il vous plaît s'il vous plaît
J'en veux encore un peu un peu un peu
Aimer à en crever
La la la la
Je veux toucher le feu 
Et puis je partirai
La la la la 
Je veux toucher le feu 
Et puis je partirai

C’est avec un couteau qu’on fait une chanson

C’est une Chanson de l’album Cavale, un projet aux expressions multiples.

Un poème slamé sur une musique Jazzy composé avec Augustin Charnet.

Cali se plait à déclamer, scander sa poésie sur scène. Le slam qui allie l’écriture et l’expression orale et scénique convient parfaitement à l’artiste. Le rythme est dans la voix. Les paroles sont mises en avant. Le slam est une performance qui demande un publique qui écoute. L’artiste donne, et les oreilles du spectateur reçoivent . Un moyen de rendre la poésie vivante. Des phrases écrites pour être entendues. Cali utilise le slam pour exprimer sa rage, sa révolte, son engagement. Des mots puissants, douloureux s’échappent de son ventre tout en douceur, en poésie.

Cali a utilisé une séquence improvisée sur le tournage du court-métrage « Cavale », réalisé avec Yann Orhan, pour mettre cette chanson en image. Le brillant Valentin Beaufils danse autour du feu emporté par l’instant. Le mélange de la douceur et de la force des mots est saisissant.

Le titre de cette chanson résonne  un peu comme une réponse à la chanson Utile interprétée par Julien Clerc. Etienne RODA GILL, naît le 1er août 1941 à Montauban, dans un camp de réfugiés et décédé le 31 mai 2004, a composé ce texte en 1992 en hommage à la résistance au Chili sous Pinochet : « A quoi sert une chanson quand elle est désarmée »… 

Le slam est né à Chicago, en 1984, dans un bar de jazz appelé le Green Mill Tavern tout comme Gil Scott-Heron reconnu pour ses chansons-poèmes et textes engagés spoken word , The Revolution Will Not Be Televised.

En France, Léo Ferré fut un des premiers artistes à enregistrer des chansons uniquement parlées sur un fond musical. Les chiens, Il n’y a plus rien, Et Basta

C‘est avec un couteau qu’on fait une chanson est une composition audacieuse qui marquera les mémoires.

« C’est avec un couteau qu’on fait une chanson ». Image du film de Yan Orhan.https://www.facebook.com/7655491687/videos/1186859674991500
C'est avec un couteau qu'on fait une chanson
Vas-y, va braquer, va traquer la chanson
Faut la suivre la nuit
Dans la nuit tout au fond
C'est avec un couteau qu'on fait une chanson
La coincer contre un mur
Et lui glisser la lame
Sous la veine du cou
Donne moi tout, donne moi tout
Mais faut pas la tuer
Si tu peux la tue pas
Braque la, enfuis-toi
Va te cacher là-bas
C'est avec un couteau qu'on fait une chanson
Et tu seras sa putain quand ton ventre aura faim
Quand ton corps hurlera et puis plus rien à boire
Dans une rue de Paris
Dans une salle obscure
Au pied d'une montagne
Entre des cuisses 
contre un mur
Dans les yeux d'un enfant qui perd une maman
Sous un chagrin trop lourd
Dans un lit sans amour
C'est avec un couteau qu'on fait une chanson
C'est avec un couteau qu'on fait une chanson
Vas-y, vas-y respire
Elle est là ta chanson
C'est un joli moment qui passe dans le vent
C'est un papillon bleu quand soudain t'es heureux
C'est un papillon rouge comme un drapeau mourant
C'est un papillon blanc comme un lit d'hôpital
C'est un papillon noir la plus belle chanson
Elle parle de l'espoir ou de la mort au fond
Elle parle de l'amour
Elle parle d'une larme
Qui pousse ou bien qui fond
C'est avec un couteau qu'on fait une chanson
C'est une photo qui traîne depuis tu ne sais plus
Une sourire jauni qui a presque disparu
Un visage griffé par le temps qui est trop con
Vas-y, vas-y pleure, elle est là ta chanson
C'est des miettes qu'on pousse de la paume de la main
C'est un enfant volé à un père qu'a plus rien
C'est un bon pain qu'on coupe collé sur la poitrine
C'est tous nos cheveux blancs qu'on tient comme un bouquet
C'est l'odeur d'une fenêtre ouverte sur la Chine
Bas-toi contre le vent elle est là ta chanson
C'est avec un couteau qu'on fait une chanson
Ces deux traits comme deux lèvres collées sur un tableau
Pour dire c'est égal c'est la mort ton taureau
C'est l'ouvrier de Ford qui a perdu son boulot
Et qui titube en pleurs dans une rue de Bordeaux
C'est un môme qui chaparde et qui court dans la nuit
Et qui respire fort derrière un mur, blotti
C'est la police qui passe et qui ne le voit pas
C'est un ami qui pleure et qu'on prend dans les bras
C'est toi
C'est toi

CAVALE

Cavale, le premier titre éponyme du 9ème album studio de Cali sorti le 13 mars 2020. Chanson composée avec Augustin Charnet, compositeur, réalisateur… la chanson est un message à une ex sur le point d’en épouser un autre. Un texte plein de nostalgie et de souvenirs, lui aussi a refait sa vie. On y retrouve le passé de Cavale et Slim les Héros de Cowboy Mouth.

En effet, Cali et Augustin se sont inspirés de la pièce de théâtre Cowboy Mouth réalisée en 1971 par l’acteur réalisateur Sam Shepard et la chanteuse poète et photographe Patti Smith. Cette pièce se situe dans le New-York du début des années 70. En pleine rue, Cavale ( Patti Smith) kidnappe un homme, père de famille, avec une gueule de cowboy, Slim (Sam Shepard).

Cali a joué cette pièce en 2014 au théâtre de la Gaîté Montparnasse avec Marie Baraud.

« Cavale ça veut dire s’échapper » est la dernière phrase de la pièce Cowboy Mouth mais aussi le titre de son second roman…

Cali utilise de multiples supports et va jusqu’au bout de son art et de sa poésie pour s’exprimer. Il termine son recueil de poésie « Eparpillés » publié aux Éditions Invenit par une nouvelle. Elle donne la clé du disque « Cavale », des courts-métrages, du livre « Cavale ça veut dire s’échapper ».

Parait que tu t’en es sorti
Que t’es toujours aussi jolie
C’est un bon gars qu’est avec toi
J’ai entendu ça, j’ai entendu ça


J’ai hésité longtemps mais je t’écris
Moi j’ai pas pu quitter Paris
J’aime toujours pas cette ville
Tu vois, qu’est-ce que j’aimerais pas mourir là


J’ai arrêté de boire tu sais
Ça fera 1 an le 14 janvier
Je vois des gens qui m’aident, c’est extra
J’ai une vraie famille autour de moi


Parait que tu vas te marier
Est-ce que tu m’laisserais t’envoyer
Un petit quelque chose, c’est trois fois rien
Mais si tu veux bien moi j’y tiens

J’ai retrouvé les chaussures qui te plaisaient
C’était les rouges, j’pouvais pas me tromper
Ton sourire ce soir là m’a mis à genoux
Devant cette vitrine on était comme des fous


Tu voulais faire de moi une star du Rock’n’Roll
Moi j’étais hanché sur la colle de cowboy
Le premier soir où j’t’ai emmené diner
J’ai su que pour toi j’pourrais tout quitter

Est-ce que tu boittes encore mon p’tit corbeau sauvage?
Est-ce que dans ton ventre y’a toujours cette rage?
Ça t’rendait jalouse les gens qui s’tuent
Moi j’t’aimais même quand j’avais trop bu


A Paris le ciel est toujours enrhumé
Y’a même plus d’lune vers qui hurler
Je repasse des fois devant notre Chelsea

Ça m’fait plus mal, j’ai une autre vie
Tu verrais comme il est beau mon garçon
Il ramène plein de bonnes notes à la maison
J’aime ma femme, elle a su étrangler
Les fantômes qui voulaient me noyer


Est-ce que tu lui as raconté à lui aussi
Que t’as jamais pu devenir ce cygne pourri?
J’ai jamais pu relire le vilain p’tit canard
Elle est vraiment tordue cette putain d’histoire

Tu me manques mon bébé
Tu me manques à en crever
Ce soir je cherche ton rire, tes larmes
Qui glissaient sans prévenir
Woh-oh-oh-oh-ooh


Peut-être que les rêves que tu avais pour moi
Ils étaient pour toi
Cavale
Ils étaient pour toi
Ils étaient pour toi
Cavale
Ils étaient pour toi

Voilà je te souhaite d’être aimée
Je te souhaite une vie loin des gueules cassées
Je s’rai toujours ton slim mais n’oublie jamais
Cavale, ça veut dire s’échapper