une femme se repose

« Une femme se repose », titre de l’album « Vernet-les-Bains » sorti en 2012.

Pour cette chanson Cali s’est inspiré du regard d’une femme assise, seule, devant sa maison, dans le village de Vernet-les-Bains. C’est  une description touchante de l’état d’une femme au bout de sa vie. Il image qu’elle a perdu la plupart de ses proches. Il arrive à nous mettre  dans la tête des images, à faire vivre les mots.

Une histoire attendrissante qui pourrait appartenir à beaucoup de grand-mère.

L’auteur agit comme un metteur en scènes, les clichés défilent avec une description minutieuse : « Des visages sur la cheminée, des fantômes qui prennent la pose »/ « elle cherche son enfance sur le moulin à café Peugeot ».

La musique lancinante dégage une atmosphère dramatique et  touchante.

Une femme se repose
Tout autour, toute sa vie, toutes ces choses
Des visages sur la cheminée
Des fantômes qui prennent la pose

Une femme se repose
Dans ses yeux des mariages, des enterrements, toutes ces choses
Tout n ‘était pas si noir,
Rien n’était vraiment rose.

Les amis disparus
Les tables noires posées dans les rues
Les enfants partis trop tôt, toutes ces choses,
Une femme se repose.

Une femme se repose
Et comme un robinet qui fuit,
Sa mémoire se sauve.
Elle cherche son enfance sur un moulin à café Peugeot,
Dans l’odeur d’une rose.

Et du fond du mois d’août,
Le soleil qui inonde
Elle a perdu tout et tout le monde
Elle a perdu tout et tout le monde

Et du fond du mois d’août,
Le soleil qui inonde
Elle a perdu tout et tout le monde
Elle a perdu tout et tout le monde

Une femme se souvient
Des bals d’avant la guerre, c’était quelque chose,
Où sont-ils tous partis ?
où s’en vont les choses ?

Une femme tient dans sa main
Une lettre pleine de mots d’amour et toutes ces choses
La lettre de son seul amour,
Une femme se repose.

Et du fond du mois d’août,
Le soleil qui inonde
Elle a perdu tout et tout le monde
Elle a perdu tout et tout le monde

Et du fond du mois d’août,
Le soleil qui inonde
Elle a perdu tout et tout le monde
Elle a perdu tout et tout le monde

Une femme se repose
Tout autour, toute sa vie, toutes ces choses
Des visages sur la cheminée
Des fantômes qui prennent la pose

elle a mal

La  thématique de la violence est familière pour Cali, il l’a déjà évoqué, entre autre, dans  la chanson « Mes Vieux Cinglés » de  l’album « Vernet-les-Bains »  en 2012.

Dans « Elle a mal » titre de l’album les « choses défendues », Cali décrit, sans fard, la violence conjugale.

Inspiré par la  légende du rock, Bruce Springsteen, il raconte avec  précision l’histoire d’une femme battue par son mari. Il a expliqué s’être imaginé  à la façon de  Springsteen, dans la pièce où l’histoire se passe, invisible, témoins de cette scène, il observe et raconte…

Cali ne s’interdit rien, il peut aller très loin dans l’écriture.

Dans ce texte on remarque une pose tendresse : « Alors elle pense à sa grand-mère /A sa peau, c’était doux /Il n’y a pas plus doux qu’une peau de grand-mère /Surtout dans le cou ».

La fin de cette histoire est vécue par beaucoup de victimes . Jusqu’au dernier couplet on comprend que la femme ne quittera pas son mari, la vie continue.

Cette chanson est réaliste : plus de 80% des victimes de violences conjugales se taisent…

Il prend le couteau et il hurle
Il la tient par la gorge
La tête collée sur la table
Elle a mal

Elle est peut-être encore belle
Mais deux traces jaunes et bleues lui bandent les yeux
Allongée sur la table
Elle a mal

Il n’a plus le même visage
Celui qu’elle a aimé la première fois
Non ce sont d’autres yeux
Qu’elle ne connaît pas

Une autre bouche, d’autres doigts
Qui lui serrent le cou
D’autres mains qui lui font mal

Il la cogne encore un moment
Et il hurle encore un moment
Sur la joue, dans le ventre, derrière la tête
Elle a mal

Et puis il se met en boule sur le sol comme ça
Et puis il gémit et il pleure tout bas
Il lui dit qu’il l’aime
Elle a mal

Elle est vivante
Le calme est revenu
Elle est vivante
Mais ça ne se voit plus

Elle ne dira rien
Elle le prendra dans ses bras
Elle ne dira rien encore une fois

Allongée sur la table
Ses petits poings serrés comme si elle retenait du sable
Elle fixe le plafond
Elle pleure sans pleurer

Alors elle pense à sa grand-mère
A sa peau, c’était doux
Il n’y a pas plus doux qu’une peau de grand-mère
Surtout dans le cou

Elle reconnaît ce visage
C’est le même que la première fois
Elle a aimé ce visage, cette bouche
Ces yeux, ces doigts

Maintenant elle sourit
Autour de son cou
Sa petite croix est toujours là
Elle est vivante
Ils pleurent tous les deux
Elle le prend dans ses bras

https://www.violencequefaire.ch/ 

Cali Elle a mal Puygouzon 2017

comme j’étais en vie

Ce titre est extrait de l’album  « l’Espoir » sorti en 2008.

Dans cette chanson Cali décrit un moment précieux et indispensable de sa vie : La fête de Fillols, les lampions , l’orchestre…

Fillols est un village situé dans les Pyrénées Orientale près de Vernet-les-Bains. Pendant 3 jours, chaque année, une fête authentique se déroule sur la place du village au pied de église avec des costumes ancestrales,  une scène qui accueille des orchestres, dont un  « Lithium »,  groupe dont l’artiste a fait partie. Une occasion de se retrouver en famille et entre amis. C’est un moment qui permet de s’abandonner en toute quiétude.

Cette ballade exprime à quel point cette fête lui permet de réaliser que la vie est précieuse qu’elle lui permet de vivre un instant de vrai vie.

La musique soul qui accompagne les paroles souligne l’émotion ressentie pendant cet instant de bonheur…

J’étais dingue de toi, prêt à toutes les conneries, prêt à faire n’importe quoi
Je me souviens de ces quelques pas que tu m’avais appris
Pour valser sous les feux mon amour
Je me souviens des lampions et de l’orchestre
Et les autres riaient, on tournait, maladroits
Mais la nuit nous appartenait
Et puis quand tu m’as dit
Laissons-les boire à notre amour qui hurle
Putain
Comme j’étais en vie

Et j’embrassais tes doigts
Et j’embrassais tes yeux
J’étais dingue de toi, je n’avais plus besoin de perdre
Tu m’as pris par la manche et dans cette petite rue
Nous brûlions l’un près de l’autre
Putain
Comme j’étais en vie

Je me souviens de notre dernier mot, le plus inoubliable
Et de tes lèvres qui brillaient dans le soir
Et puis on a rejoint les autres dans les rires, le bonheur et le vin
Tu venais de temps en temps, délicieuse, prendre ma bouche
Mon Dieu comme j’étais beau
Putain
Comme j’étais en vie

J’étais dingue de toi, prêt à toutes les conneries, prêt à faire n’importe quoi
Je me souviens de ces quelques pas que tu m’avais appris
Mon Dieu, comme j’étais beau

A deux pas

« A deux pas  » titre de l’album « les choses défendues » sorti en novembre 2016.

A la première écoute, cette chanson semble très différente.

Après plusieurs écoutes on se rend contre qu’elle est vraiment prodigieuse.

La musique  est très opposée à toutes les autres musiques de Cali.

Même la manière de chanter de Cali est unique. Au début ça déstabilise puis on comprend que la musique accompagne magnifiquement bien le texte.

Les paroles de cette chanson sont très inattendues, à la première écoute, on se demande bien ce que Cali a voulu raconter.

Nous sommes tellement pris par la musique que le texte semble secondaire mais très vite on comprend qu’il s’agit peut-être d’une  histoire d’amour qui n’aura jamais lieu, par la peur de franchir ses deux pas  « de trop ».

Nous pouvons imaginer aussi le projet d’ un mariage qui fait peur (« les vitraux du Chagall immortel de la cathédrale de Metz », « deux pas c’est toute une vie à baisser la tête timide », « une vie à ne jamais oser enjamber à sauter dans le vide »).

Est-ce un homme troublé ou un homme amoureux qui hésite à franchir le cap du mariage …..

A deux Pas
Cali

Vous êtes là, devant moi
Et vos cheveux qui coulent
Sur votre dos si beau
Et le soleil qui perce votre robe
Et qui se glisse entre vos jambes
Jusqu’en haut
Et par vos fesses je vois les vitraux
Du Chagall immortel
De la cathédrale de Metz
Vous êtes là à deux pas
Vous êtes là ci belle

Vous êtes là à deux pas
Deux pas c’est toute une vie
A baisser la tête timide
Une vie à jamais oser enjamber
A sauter dans le vide
A rester dans sa chambre
A bouffer le verbe aimer
Vous êtes là à deux pas
Juste là devant moi

Vous êtes prête devant moi
Et mon coeur voudrait mordre
Mais mes jambes ne peuvent pas
Deux pas il n y a que le bras à tendre
Vous êtes là à deux pas

Alors je baisse la tête
et je retourne là bas
Vers le bruit de la vie
Ce soir dans ma chambre vide
En reniflant votre dos
Je brûlerais stupide
encore une fois c’était deux pas de trop.

je ne te reconnais plus

Quand il chante Je ne te reconnais plus (titre de l’album l’espoir) avec Olivia Ruiz, Cali  dénonce autant l’amour déçu que la France d’aujourd’hui.

l’album a été, en partie, réalisé par Mathias Malzieu (chanteur de Dionysos), il  n’a pas pu s’abstenir  de jouer du  ukulélé sur ce morceau.

La musique  à une rythmique groove rap limite hip hop nonchalante….elle  accentue le poids des mots pour nous permettre de nous rendre compte de la méchanceté des paroles.

Cette chanson s’apparente à  tu te laisses aller de Charles Aznavour où le mari dit les pires choses à sa femme.

CALI et OLIVIA RUIZ
CALI et OLIVIA RUIZ

Je ne te reconnais plus, ton allure et tes faux seins
Quand tu descends notre rue
Tu apprends à écrire maintenant, de la main droite il parait
Tu écoutes le jazz maintenant, juste pour être accepté
Dans ce genre de soirée

Je ne te reconnais plus, tu as même changé la façon
De tenir ta cigarette
Ton père était un maçon, ta mère continue ses ménages
Leur as-tu caché ça aussi ?
Iras-tu vomir à la fin du repas, juste pour garder ta ligne
Dis moi, as-tu honte aussi de moi?

Je ne te reconnais plus, je m’en fout de toute façon
J’ai le souvenir de cette fille, plate comme un jeune garçon
Un peu gauche et qui insultait, le monde entier quand elle avait trop bu
Je me souviens je l’aimais, je ne la reconnais plus

 

Il y a une question

Il y a une question titre du premier album l’amour parfait de Cali.

Dans ce texte le compositeur déclame une liste de question qu’il se pose. Il doute sur les sentiments de sa bien-aimée . Il veut être rassuré.

Trois questions sont hors contexte elles sont inattendues et rompt la liste du questionnement  amoureux.

Le premier refrain « Ou vont  les canards quand il fait trop froid , » est inspiré du livre  l’Attrape-cœurs de J.D. Salinger que l’on a retrouvé sur David Chapman, l’assassin de John Lennon. Dans le roman le jeune Holden Caulfield  pose une question essentielle : « Vous savez pas par hasard où vont les canards quand le lac est complètement gelé ? »

Dans sa chanson Cali ose  la phrase «Combien de jours de deuil à la mort de Johnny ?». Il explique ne rien n’avoir contre l’interprète, mais déteste le décorum qu’il y avait autour de lui. Tout ce qui a été fait pour les soixante ans de Johnny Hallyday, lui ont semblé indécent. Il a expliqué dans la presse « En fait, j’ai écrit cette chanson après avoir été terrifié. J’étais dans une manif d’intermittents et, devant moi, il y avait le sosie de Johnny, à droite, l’affiche du film de Johnny, à gauche une pub sur le dernier DVD de Johnny et derrière la une de « Match » avec Johnny et sa femme. Et quand je rentre chez moi, l’émission sur le compte à rebours de ses 60 ans. Trop c’est trop. La question est venue de là. »

Penses-tu à moi comme je pense à toi?
Penses-tu à ça, aussi souvent que moi?
Penses-tu que c’est la bonne cette fois?
Penses-tu pouvoir me faire oublier la conne d’avant toi?
Suis-je bien fait pour toi?
Dans 2000 matins est-ce que ma tête te reviendra?
Suis-je aussi bien foutu que voudraient le sentir tes doigts?
Quand ils partent à l’éclaireur me chercher sous les draps?
Est-ce que ça va sourire pour nous si l’on croise les doigts?
Est-ce que l’on pourrait se perdre tout d’un coup comme ça?
Aurais-je assez de talent?
Pour que tu m’aimes tout le temps?
Approche
Il y a cette question qui ne me lâche pas
Où vont les canards quand il fait trop froid?
Penses-tu rester toujours tout près de moi?
Saurais-je mieux t’aimer que celui avant moi?
Pourrais-tu mourir dans le creux de mes bras?
Est-ce que la jalousie nous dévorera?
Toutes ces questions qui me tiennent
Toutes ces questions qui me saignent
Approche
Il y a une  question qui ne me quitte plus
Sur quoi tirent les chasseurs quand ils ont trop bu?
Pourrais-tu me descendre quand la rage monte du fond de toi?
Pourrais-je renifler le fond de tes culottes quand tu n’es pas là?
Croqueras-tu toujours ma bouche avec autant de foi?
Croque ma bouche
Croque la
Croque la …Ho
Aller Approche
Il y a cette question qui hante mes nuits
Combien de jours de deuil à la mort de Johnny?

 

 

 

C’était beau

C’était beau titre extrait de l’album L’âge d’Or sorti en 2015.

Dans c’était beau , Cali exprime les pensées d’un homme qui se souvient de ses jeunes années. Ce n’est pas de la nostalgie,  c’est un message à ses enfants. Pour lui nous avons toujours besoin d’un refuge, un endroit où nous avons construit notre vie.

L’artiste affirme que le bonheur passe par les souvenirs : « On doit se les construire dès l’enfance, être à fond dans la vie. » Il se remémore les souvenirs d’enfant, le Foot, la pêche, le Vélo, le parc du Casino, le Belvédère …

Toute personne ressentira ce sentiment un jour ou l’autre.

Il parle de choses qui fond du bien.

La musique composée par Steve Nieve commence lentement puis évolue en pop rock avec une odeur des années 80, elle nous guide pour  visualiser les mots de Cali.

Est-ce qu’on devait s’attendre à ça
Est-ce qu’on pouvait vraiment savoir
Qui aurait pu nous le dire

A partir d’un certain âge
On a plus de raisons de pleurer
Que de rire

Je voudrais encore aller pécher
Faire du vélo et puis tomber
Et encore les entendre rire

Le bruit des enfants dans la cour de l’école
La main de mon père sur mon épaule
L’été qui arrive et les jours qui s’étirent

C’était beau, c’était beau, c’était beau crois-moi
c’était beau, c’était beau crois moi
C’était beau, c’était beau, c’était beau crois-moi

Jouer au foot sur la place du village
Mettre des pulls pour faire les cages
Marquer un but et hurler

Embrasser une fille trop tôt
Dans le parc du casino
Commencer à souffrir pour de vrai

C’était beau, c’était beau, c’était beau crois-moi
C’était beau, c’était beau crois-moi

Je voudrais sonner aux portes et puis courir
Vivre sans savoir qu’on va mourir
Être amoureux encore à crever

Aller au cimetière la nuit
Et sursauter au moindre bruit
Monter au belvédère et regarder vers mai

C’était beau, c’était beau, c’était beau crois moi
c’était beau, c’était beau crois moi

Est-ce qu’on devait s’attendre à ça
Est-ce qu’on pouvait vraiment savoir
De toutes façons je ne t’aurais pas écouté me le dire

A partir d’un certain âge
On a plus de raisons de pleurer
Que de rire

C’était beau, c’était beau, c’était beau crois-moi
C’était beau, c’était beau là bas

La vie est parfaite

« La vie est parfaite » extrait du CD maxi single « elle m’a dit » Paru le 1 juin 2004. Cette chanson apparaît également dans « l’édition limitée 2 CD » du premier album de Cali « l’amour Parfait » et dans le DVD « Plein de vie » enregistré la même année au Bataclan.

Une chanson qui montre toute la férocité d’une rupture. Il  décrit le héros de sa chanson comme un condamné à mort face à son bourreau. Le pire lui arrive mais la vie est parfaite…
Les mots sont très violents néanmoins, ils forment un texte très poétique.

Cali maxi 45 T elle m’a dit

Je suis à tes pieds, ton visage est de marbre, ton coeur est ailleurs
mais la vie est parfaite, parfaite.

Tu ne m’entends plus mais je savais qu’il fallait s’en allait de mort violente
C’est donc toi mon bourreau, ma religieuse amante
Que la vie est parfaite, parfaite

Ôte moi la cagoule, tu me dois bien ça
Me regarder dans les yeux jusqu’à la fin
Et puisque nous y sommes, ai-je le droit d’exiger de tes propres mains
qu’elles ferment le couvercle au dessus de ma tête
Et la vie est parfaite, parfaite

On est tous comme toi nous avons tous déjà tué
N’aie pas peur ma chérie, la cruauté te va si bien
La vie est ainsi faite, parfaite
La vie est ainsi faite

Le bruit de tes talons, je n’entend plus que ça
Epuisé je me vautre dans les bras de n’importe qui
Sous le drap d’une autre je rejouerai ma vie
Cette vie si parfaite, parfaite

Ecoute-moi jusqu’au bout

« Ecoute-moi jusqu’au bout » , duo  émouvant de l’album « (des) couleurs manifestes »  de MontparnassE  sorti le 24 novembre 2017.

Cali et Philippe Deyrieu se sont rencontrés aux Francofolies de Spa en Belgique et ont chanté plusieurs fois ensemble sur scène.

De passage à Paris Cali a écouté les chansons du nouvelle album de MontparnassE et, un peu  plus tard en toute humilité, il a spontanément écrit le texte de cette chanson sur la musique de son ami.

De cette collaboration est née une chanson très symbolique.

Le clip est réalisé par  Ulysse Thevenon.

Ecoute-moi jusqu’au bout
Je viens t’offrir
Le plus beau poème d’amour
Sur nous

Ecoute-moi jusqu’au bout
Je viens pleurer
Le plus beau poème d’amour
Fou

Ecoute-moi jusqu’au bout
Et même si j’ai bu plus que quatre
Je tiendrais l’allumette jusqu’au bout

Ecoute-moi jusqu’au bout
j’ai eu si peur d’aimer
Mais pas juste aimer
de t’aimer toi
J’avoue

Les gens qui s’aiment vraiment
Se tiennent la main
La main dans la nuit
Les gens qui s’aiment vraiment
S’embrassent debout debout
Sous la pluie
S’embrassent debout
Ecoute-moi jusqu’au bout

Ecoute tout tout tout tout
Est-ce-que tu tiendras l’allumette
avec moi jusqu’au bout

Les gens qui s’aiment vraiment
Se tiennent la main
La main dans la nuit
Les gens qui s’aiment vraiment
S’embrassent debout debout sous la pluie
S’embrassent debout
Ecoute-moi jusqu’au bout
Debout sous la pluie
S’embrassent debout…
Ecoute-moi jusqu’au bout
Ecoute-moi jusqu’au bout jusqu’au bout
Ecoute-moi

Ecoute-moi jusqu’au bout
Je viens t’offrir
Le plus beau poème d’amour
Sur nous…

Cali MontparnassE écoute-moi jusqu’au bout (Photo Lo Bricard)

Je ne vivrai pas sans toi

« je ne vivrai pas sans toi » est une chanson de l’album Menteur. Cali a écrit cette chanson au Canada, sur une route rectiligne entre Montréal et Québec City. C’est un titre très violent. il est inspiré du déchirant  livre 107 ans à la fois poétique et destructeur  de Diastème. Il raconte l’histoire d’un adolescent, Simon, 16 ans, qui est interné dans une institution psychiatrique parce qu’il aimait trop Lucie, qui venait de rompre avec lui, il s’est livré à un certain nombre d’actes malheureux (fugues, scarifications, agressions…).

Cali a réussi à écrire une chanson qui reflète exactement le plein d’émotions et de souffrance décrit dans le récit de Diastème.

Même si tu ne ressens plus rien
Sache que les bouts de mes doigts
Ont l’odeur de ta peau
Depuis toi et moi
Et qu’il faut beaucoup plus que des seaux de mots
Pour emporter tout ça, pour nettoyer tout ça

Emma écrit sans le « a »
C’est dur d’écrire un « a »
Au cutter sur la peau
J’ai tellement froid, serre-moi plutôt
Que de penser à ça
Que je voulais mourir pour toi

Emma écrit sans le « a »
C’est dur d’écrire un « a »
Le « m » glisse si bien
Le « e » c’est du nougat

Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas Sans Toi

Bien sûr je ne suis pas bien beau
Depuis que le fantôme de ton ombre
Me tourne le dos
Je ne suis pas bien sûr que cela te ramènera
Ecrire ton nom au cutter sur le bras

Pourquoi tu ne m’as pas assez serré
Petite soeur petite fleur
A me faire péter le coeur de bonheur
Tu ne l’as jamais entendu hurler
A la vie mon coeur, à la vie mon coeur

Emma écrit sans le « a »
C’est dur d’écrire un « a »
Le « m » glisse si bien
Le « e » c’est du nougat

Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas Sans Toi

J’ai posé mon cadavre au milieu de ta route
Je voulais tellement que cela te touche un peu toutes ces gouttes
Glissant de mes mains comme un lacet rouge une petite autoroute
Vers plus rien, vers plus rien

Tu as craché mon nom dans le vent
Et puis tes petites mains ont caché tes petites dents
Et puis tu as pleuré et puis tu as hurlé
Qu’est ce que tu as fait, tu as hurlé qu’est ce que tu as fait

J’ai eu peur de te voir si effrayée
Petite soeur petite fleur
Devant mon corps tout déchiré
La vie est si précieuse il paraît mais
Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas Sans Toi

Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas Sans Toi

Ce ne sont que quelques égratignures
Je n’étais pas vraiment si sûr
De vouloir mourir cette fois
De vouloir mourir pour toi

Emma écrit sans le « a »
C’est dur de poignarder un « a »
Au cutter sur le bras

Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas non
Je ne vivrai pas Sans Toi